Côte d'Ivoire: un curieux unanimisme...
L'affaire est entendue: Ouattara est "le président élu de Côte d'Ivoire", "reconnu par la communauté internationale". Et la France, en intervenant dans les affaires de son ancienne colonie, n'entend qu'éviter des massacres inutiles. L'histoire est belle. Trop belle pour ne pas être quelque peu arrangée...
Le très démocrate M. Ouattara n'a pas craint en son temps de servir l'ancien parti uique...
Le pacifique M. Ouattara s'est acoquiné avec le chef de bande Guillaume Soro, dont on connaît les tristes faits d'armes...
L'honnête M.Ouattara a réussi des scores dans le fief de ses alliés des forces nouvelles des scores de plus de 90%. Obtenus avec les moyens irréprochables que l'on devine...
Tout ces faits sont archi connus. Tout comme est connu le verdict du conseil constitutionnel ivoirien, qui vaut bien celui de la commission électorale" indépendante"! D'où vient dés lors cet empressement quasi-général à placer Ouattara sur le trône, quand tout semblait militer pour qu'on renvoie les deux rivaux dos à dos,? Oublions l'accusation trop facile de parti-pris en faveur de ce digne représentant de l'oligarchie internationale... Subsiste le sentiment malsain qu'on nous cache les vrais enjeux. Organiser de nouvelles élections, partager le pouvoir... Les solutions ne manquaient pas qui auraient peut-être permis d'éviter un nouveau cycle tragique d'affrontement sanglants.
La Tunisie, l'Egypte, la Lybie, le Yémen... mais pas la Russie!
Un pays sans vraie démocratie, où règne la corruption généralisée, que l'on croyait voué à jamais à l'autocratie, et dont on dépeignait les citoyens comme désabusés et passifs... Dites-moi les amis, ça ne vous rappelle rien? Même en 2011, il demeure difficile de se faire une idée fiable de la situation de ce pays. Je suis preneur de toute information pouvant expliquer pourquoi il ne semble pas bouger pour le moment!
Mélenchon et le PC, un mariage de raison
Jean-Luc Mélenchon n'avalera pas le PC, comme on nous l'a parfois répété. Car il n'en a tout simplement pas les moyens. La visibilité de l'ancien socialiste a occulté le disproportion des forces. Une poignée de parlementaires contre une quarantaine, 8000 militants contre des dizaines de milliers, et je ne parle même pas du réseau d'élus locaux. Mélenchon apporte au PC un porte-parole, le PC apporte à Mélenchon des moyens dont il ne pourrait pas même rêver! Mariage de raison qu'on surveillera avec le plus grand intérêt.
Pour percer, Mélenchon devra une nouvelles fois distancer le NPA. Il sera servi comme à l'habitude par le sectarisme de la formation d'extrême gauche, refusant tout rapprochement avec qui ne vient pas intégralement sur sa ligne. Mais il devra aussi éviter le piège qui ne manquera pas de lui être tendu. En l'interpellant sur son passé solférinien, l'extrême gauche compte bien l'entraîner dans une désastreuse surenchère anti-socialiste, l'acculer, luin l'ancien sénateur, à une posture anti-parlementaire. Désastre garanti.Le gros de l'électorat de gauche réprouve l'anti-socialisme rabique anti qu'il peut être sévère avec le PS...
Comment ne pas plumer la volaille communiste
Cela ressemble à une fable. Le sieur Bartolone, fraichement couronné roitelet du "93", voulait éradiquer proprement ce qui restait de l'implantation communiste. Allié pour la circonstance aux écolos, notre homme fait même des émules, puisque l'opération s'étend au Val de Marne voisin. Argument massue: débarassez vous des communistes! C'est un peu court jeune homme... Résultat des courses: non seulement l'assaut des citadelles communistes a piteusement échoué, mais le PC a regagné du terrain. Non seulement dans le Val de Marne où son action semble appréciée, mais aussi en Seine Saint Denis, où Bartolone sort affaibli de l'opération. Vous vous débarasser du PC comme parti indépendant, chers camarades? Il aurait sans doute été plus efficace de transformer peu à peu le PCF en nouveau PRG, offrant en temps voulu la sanctuarisation des positions acquises en échange d'une quasi-domestication de notre sympathique partenaire. Tous les élus communistes n'auraient pas résisté. Maintenant, l'occasion est manquée, poour plusieurs années au moins. Et tout socialiste que je sois, je ne m'en plaindrais pas.
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires