Vendredi 21 mars 2008

Une belle, une franche, une incontestable victoire! Il faut bien avoir l'infernal culot des sarkosystes pour minimiser les résultats des 9 et 16 mars. "Rééquilibrage partiel par rapport à 2001", a t-on entendu. Oui, certes, la gauche n'a récupéré "que" la moitié des villes de plus de 30 000 habitants qu'elle avait perdues en 2001. Mais ces messieurs oublient juste qu'au final, elle conquiert une trentaine de villes de plus que la droite. Le mouvement est donc plus important qu'en 2001. Et ceux dans toutes les catégories de villes. 9 grandes  cités basculent à gauche, aucune à droite! Et sur les villes dont les résultats sont recensés par Le Monde (+ de 10000 h, + de 15000 en Île-de-France et dans le Nord), le solde net est de plus de 80 en faveur de la gauche. Et il faut ajouter à cela la conquête de 8 départements. Le pouvoir sarkosyste souffre manifestement de dégénéresence précoce. Il enregistre une déculottée à un stade où, ordinairement, le succès est au rendez-vous.

Les évènements s'accélèrent, et la gauche serait bien inspirée de se mettre, toutes fins utiles, en ordre de bataille. Et je ne suis pas certain qu'on en prenne le chemin. Le prochain congrès du PS risque malheureusement de se résumer à l'afrontement sans intérêt des écuries présidentielles. Ce serait courir à la catastrophe. Sur les alliances au centre, sur la mondialisation, sur l'Europe, sur les services publics, sur la flexibilité, sur les politiques budgétaires...il y a tant de débats à trancher! Le conglomérat hollando_royalo_strauss-kahnien exerce sur le PS et sur la gauche une véritable dictature. Ces gens là ont eu leur chance. Ils doivent maintenant laisser laisser leur place à des forces plus déterminées. Des forces pour qui l'Europe libérale n'est pas une vache sacrée. Des forces pour qui le libéralisme n'est pas une fatalité. Des forces pour qui les alliés naturels du PS sont sur sa gauche et non sur sa droite. Des forces en prise avec le mouvement social. Plus de gens qu'on le croit sont sur cette ligne au PS. Alors, laissons Ségolène et Bertrand à leur duel stérile, et passons à l'offensive!

"Pendant ce temps au parti communiste", on peut se féliciter d'avoir limité les dégâts. Pour le PC, gains et pertes s'équilibrent globalement tant pour les municipales que pour les cantonales. Mais nos camarades communistes auraient tort de se réjouir trop vite. L'électorat de gauche n'a manifestement pas apprécié la volonté affichée par le PS de dépouiller ses alliés. N'en tirez pas de conclusions erronnées, amis communistes! L'erreur fatale serait de croire que, puisque la situation n'est pas si désespérée, tout peut continuer comme avant. C'est le contraire; tout doit changer. Dites vous bien que si vous ne prenez pas l'initiative, le changement se fera sans vous, et contre vous. Telle que la situation évolue, vous serez contraint d'ici quelques années de demander l'armistice au PS dans les pires conditions. En échange de la sanctuarisation de vos bastions, vous devrez vous retirer partout où vous êtes minoritaires. Et le PCF deviendra un second PRG. Il faudra bien vous rendre à l'évidence: le PC a vocation à intégrer un ensemble politique plus large, soit comme satellite du PS, soit comme acteur d'un grand pôle anti-libéral.  Les formes juridiques existent pour vous permettre de ne pas disparaître: parti-associé, parti membre d'une confédération, parti indépendant appartenant à une coalition présentant partout des candidats communs au premier tour...vous avez l'embarras du choix. Le moment est loin d'être idéal. Mais il faut faire vite.

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Jeudi 28 février 2008
Ainsi donc les français aimeraient ce bon M.Fillon. Pour l'oligarchie médiatique, ils apprécieraient aussi les réformes du gouvernement. Seules seraient en cause la personnalité du petit chef de l'Etat. Bel exemple d'aveuglement! Nos augures ne tiennent même pas compte de leurs propres chiffres, qui montrent que la politique économique et sociale du gouvernement est massivement impopulaire. Comme l'a presque toujours été la politique de la droite depuis qu'elle est revenue au pouvoir. Ce n'est sûrement pas par hasard si les français ont sanctionné la droite aux régionales de droite de 2004, refusé le TCE en 2005, et soutenu le mouvement anti-CPE. Tout cela procède d'une réticence de fond vis à vis du néo-libéralisme que nos élites isolées dans leur tour d'ivoire ne peuvent ni ne veulent entendre. Le Fillon que les français apprécient, c'est le Fillon dépressif des guignols de l'info, souffre-douleur de Sarkozy. Quel meilleur moyen de cracher à la figure du nabot que de porter aux nues son insignifiant premier ministre? 
En tout état de cause, si la droite continue à s'illusioner sur la popularité de ses "réformes", elle court au devant de graves désillusions...
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Lundi 11 février 2008
Comprendre une langue étrangère n'est jamais chose aisée.  Mais la langue de bois politicienne est bien la plus difficile des langues étrangères. Aussi, pour contribuer à la clarté du débat démocratique, j'ai décidé d'offrir à mes fidèles lecteur la traduction intégrale du discours prononcé hier par le tout-petit président. C'est un peu long, car j'ai traduit l'intégralité du texte. La version originale a été publiée par Le Monde.

"Mes gros nigauds, Le Parlement vient de voter la loi autorisant la ratification du traité de Lisbonne.  Ce traité n'a rien de simplifié. Le président Giscard l'a bien dit, ce n'est rien d'autre que le texte que vous avez refusé. Ce texte, c'est moi qui ai pris l'initiative de vous l'imposer, afin de vous montrer que vous n'avez pas le droit de dire NON à l'Europe des marchés. 

Pendant la campagne présidentielle, je m'étais engagé à tout faire pour tourner la page de la Constitution européenne. Vous avez été assez stupides pour me croire. Tant pis pour vous. 

Il fallait punir les français qui ont follement cru pouvoir être associés à la décision en matière européenne. Et  il fallait en même temps faire en sorte que l'oligarchie, grâce à l'Europe libérale, impose toujours ses vues à un peuple réticent.

Un texte abscons conservant tout ce qui avait fait polémique pendant la campagne du référendum était une solution qui permettait d'humilier les adversaires de la Constitution, et de leur montrer qui est le plus fort.

Pour convaincre tous nos partenaires que j'étais résolu à ne pas laisser le peuple décider de l'avenir de l'Europe, il fallait que j'invite les parlementaires à passer outre la volonté exprimée clairement par le peuple français.

Je n'ai jamais dit pendant la campagne présidentielle que je ferais cela, mais vous auriez dû vous en douter.

En m'élisant à la présidence de la République, vous avez installé à la tête de l'Etat un personnage fourbe et déloyal, qui ne respecte rien ni personne, et surtout pas les Français, dont il ne partage ni les joies ni les peines, trop occuppé qu'il est à étaler son existence dorée de nouveau riche.

Grâce à l'initiative française, grâce à l'Allemagne qui présidait alors l'Union, l'Europe dispose maintenant du cadre qui lui est nécessaire pour poursuivre sa  folle course  vers l'abîme.

Ce ne sont pas les " non " français et néerlandais qui ont causé le malaise de l'Europe mais le contraire. Les peuples ont perdu leur foi dans l'Europe quand ils se sont mis à éprouver le sentiment que l'Europe n'agissait plus, qu'elle ne les protégeait plus, Qu'elle rendait leur vie plus dure au lieu de la rendre plus facile. On en était arrivé au point où l'Europe n'exprimait plus une volonté collective, où il n'y avait plus en son sein aucun des débats qui font la vie de toutes les grandes démocraties, où nos entreprises n'étaient pas assez défendues face aux concurrences déloyales, alors que partout ailleurs elles étaient protégées. Et ce n'est pas prêt de changer.

En érigeant la concurrence en dogme absolu et en donnant  à l'Union comme objectif de livrer ses citoyens nus et désarmés aux caprices des marchés financiers, le traité non-simplifié ne marque aucune inflexion par rapport aux dérives qui s'étaient manifesté dans un passé récent.

Maintenant, l'enjeu est de maintenir l' Europe loin de la politique, de l' abandonner  au seul jeu de règles automatiques qui ne laissent aucune place à la décision et à la responsabilité politique. Il faut s'interdire, comme le font les iraniens avec les règles de l'islam, d'évoquer certains sujets:  la monnaie qui est  un sujet tabou,  la politique commerciale,  la politique industrielle,  la réciprocité en matière de concurrence ou les dérives du capitalisme financier.

Face aux grandes puissances qui émergent dans le monde, face aux risques de toutes natures qui menacent la paix, la stabilité et même l'avenir de la planète, l'Europe doit agir , c'est ma conviction,non comme une grande puissance faisant valoir son point de vue et défendant ses intérêts, comme le font toutes les autres grandes puissances dans le monde, mais comme un vassal des Etats-Unis d'Amérique, systématiquement à la remorque de leurs initiatives les plus malheureuses.

Je souhaite que la présidence française soit l'occasion d'avancer dans cette voie.

Pour amuser la galerie, je proposerai à nos partenaires comme priorité de travailler sur une stratégie de développement durable, une politique commune de l'immigration, une défense européenne et une refondation de la politique agricole. Comme le disait si bien Jacques Chirac, "les promesses n'engagent que ceux qui les croient".

Sur tous ces sujets nous devons agir ensemble.

Sur tous ces sujets nous avons besoin de politiques communes qui expriment réellement une volonté collective.

Je veux mettre toute mon énergie pour vous faire oublier que, pourtant,  nous ne pouvons ni ne voulons y parvenir, nous les chefs  d'Etat et de gouvernement de l'Union.

Je veux que la France, comme elle le fait en ce moment, montre l'exemple de la soumission et l'indifférence à son propre destin. Je ne veux pas qu'elle soit de nouveau en Europe, comme en 2005, une force de proposition et une force d'entraînement qui montre la voie de l'insurrection contre la confiscation de notre destin collectif par une oligarchie scélérate.

Mes chers compatriotes, l'avenir de la France et le destin de l'Europe sont liés.

Désunis, les peuples d'Europe ne pourraient pas relever les défis du XXIe siècle.

Unis, ils représentent une formidable puissance politique, économique, culturelle, morale, qui aura son mot à dire dans les affaires du monde. C'est pour cela que l'Europe est si importante. Et malgré cela, l'Europe, nous sommes en train de la tuer.

Dans le mépris et la haine des opinions  dissidentes et des sensibilités opposées à la vulgate ouiouiste , je forme le voeu que, oublieux des clivages politiques les plus élémentaires, les socialistes continuent à m'aider  à ouvrir un boulevard aux souverainistes et aux nationalistes de tout poil, comme  l'ont fait une majorité d'entre eux  en approuvant la révision constitutionnelle préalable à la ratification du traité de Lisbonne.

Français, vous n'avez pas de quoi être fiers de ce que vous nous avez laissé accomplir en votre nom.

Si vous nous laissez faire, ce que nous accomplirons demain sera pire encore.

Vive moi ! Vive Carla! Vive le pognon! "

 

 

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Lundi 4 février 2008
I - ASSEMBLÉE NATIONALE

GROUPE : UNION POUR UN MOUVEMENT POPULAIRE

MM. Patrick Labaune, Franck Marlin et Jacques Myard

GROUPE : SOCIALISTE, RADICAL, CITOYEN ET DIVERS GAUCHE

Mme Sylvie Andrieux, MM. Jean‑Paul Bacquet, Jean‑Pierre Balligand, Gérard Bapt, Claude Bartolone, Jacques Bascou, Christian Bataille, Christophe Bouillon, François Brottes, Thierry Carcenac, Laurent Cathala, Bernard Cazeneuve, Jean‑Paul Chanteguet, Alain Claeys, Jean‑Michel Clément, Gilles Cocquempot, Pierre Cohen, Pascal Deguilhem, Marc Dolez, Jean‑Pierre Dufau, William Dumas, Jean‑Louis Dumont, Mme Laurence Dumont, MM. Jean‑Paul Dupré, Philippe Duron, Olivier Dussopt, Christian Eckert, Henri Emmanuelli, Laurent Fabius, Albert Facon, Mme Martine Faure, MM. Hervé Féron, Pierre Forgues, Mme Valérie Fourneyron, MM. Michel Françaix, Jean‑Claude Fruteau, Mme Geneviève Gaillard, MM. Daniel Goldberg, David Habib, Mme Sandrine Hurel, MM. Christian Hutin, Jean‑Louis Idiart, Mme Françoise Imbert, MM. Michel Issindou, Serge Janquin, Régis Juanico, Jean‑Pierre Kucheida, Mme Conchita Lacuey, MM. Jérôme Lambert, Jean Launay, Patrick Lebreton, Gilbert Le Bris, Mme Catherine Lemorton, MM. Jean‑Claude Leroy, Serge Letchimy, Michel Liebgott, Mme Martine Lignières‑Cassou, MM. François Loncle, Jean Mallot, Mme Marie‑Lou Marcel, M. Philippe Martin, Mmes Martine Martinel, Frédérique Massat, MM. Gilbert Mathon, Didier Mathus, Kléber Mesquida, Jean Michel, Didier Migaud, Arnaud Montebourg, Philippe Nauche, Henri Nayrou, Alain Néri, Michel Pajon, Christian Paul, Germinal Peiro, Jean‑Luc Pérat, Jean‑Claude Perez, Mme Catherine Quéré, M. Simon Renucci, Mmes Marie‑Line Reynaud, Chantal Robin‑Rodrigo, M. Patrick Roy, Mme Odile Saugues, M. Christophe Sirugue, Mme Christiane Taubira, MM. Pascal Terrasse, Jacques Valax, Michel Vauzelle, Michel Vergnier, Alain Vidalies et Jean‑Michel Villaumé.

GROUPE : GAUCHE DEMOCRATE ET REPUBLICAINE 

Mme Marie‑Hélène Amiable, M. François Asensi, Mmes Huguette Bello, Martine Billard, MM. Alain Bocquet, Patrick Braouezec, Jean‑Pierre Brard, Mme Marie‑George Buffet, MM. Jean‑Jacques Candelier, André Chassaigne, Jacques Desallangre, Mme Jacqueline Fraysse, MM. André Gerin, Pierre Gosnat, Maxime Gremetz, Jean‑Paul Lecoq, Alfred Marie‑Jeanne, Roland Muzeau, Daniel Paul, Jean‑Claude Sandrier et Michel Vaxès

GROUPE : NOUVEAU CENTRE

MM. Philippe Folliot et Jean‑Christophe Lagarde

DEPUTES: NON INSCRITS 

Mme Véronique Besse, MM. Nicolas Dupont‑Aignan, Jean Lassalle et François‑Xavier Villain


II - SÉNAT

GROUPE : UNION POUR UN MOUVEMENT POPULAIRE

MM. André Lardeux, Charles Pasqua

GROUPE : SOCIALISTE

MM. Bernard Angels, David Assouline, Mmes Maryse Bergé‑Lavigne, Alima Boumediene‑Thiery, MM. Jean‑Louis Carrère, Michel Charasse, Pierre‑Yves Collombat, Roland Courteau, Jean Desessard, Michel Dreyfus‑Schmidt, Mme Josette Durrieu, MM. Charles Gautier, Jean‑Pierre Godefroy, Claude Haut, Mmes Annie Jarraud‑Vergnolle, Bariza Khiari, MM. André Lejeune, Alain Le Vern, Jean‑Pierre Masseret, Marc Massion, Jean‑Luc Mélenchon, Jean‑Pierre Michel, Michel Moreigne, Daniel Percheron, Marcel Rainaud, Gérard Roujas, Claude Saunier, Jean‑Marc Todeschini, Robert Tropeano et André Vantomme.

GROUPE : COMMUNISTE REPUBLICAIN ET CITOYEN

Mme Eliane Assassi, M. François Autain, Mme Marie‑France Beaufils, MM. Pierre Biarnès, Michel Billout, Mme Nicole Borvo Cohen‑Seat, MM. Robert Bret, Jean‑Claude Danglot, Mmes Annie David, Michelle Demessine, Evelyne Didier, MM. Guy Fischer, Thierry Foucaud, Mmes Brigitte Gonthier‑Maurin, Gélita Hoarau, MM. Robert Hue, Gérard Le Cam, Mme Josiane Mathon‑Poinat, MM. Jack Ralite, Ivan Renar, Odette Terrade, Bernard Vera et Jean‑François Voguet

GROUPE : R.D.S.E

M. Bernard Seillier

SENATEURS: NON INSCRITS

MM. Philippe Darniche et Bruno Retailleau.

 

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Mercredi 30 janvier 2008

Groupe du Rassemblement Démocratique et Social Européen:
 
M. Bernard Seillier

Groupe Socialiste:
M. Bernard Angels, Mmes Maryse Bergé-Lavigne, Alima Boumediene-Thiery, MM. Michel Charasse, Pierre-Yves Collombat, Roland Courteau, Jean Desessard, Michel Dreyfus-Schmidt, Mme Josette Durrieu, MM. Charles Gautier, Jean-Pierre Godefroy, Mme Annie Jarraud-Vergnolle, M. Alain Journet, Mme Bariza Khiari, MM. André Lejeune, Alain Le Vern, Marc Massion, Jean-Luc Mélenchon, Jean-Pierre Michel, Marcel Rainaud, Robert Tropeano, André Vantomme

Groupe Communiste Républicain et Citoyen:
 
Mme Éliane Assassi, M. François Autain, Mme Marie-France Beaufils, MM. Pierre Biarnès, Michel Billout, Mme Nicole Borvo Cohen-Seat, MM. Robert Bret, Jean-Claude Danglot, Mmes Annie David, Michelle Demessine, Évelyne Didier, MM. Guy Fischer, Thierry Foucaud, Mmes Brigitte Gonthier-Maurin, Gélita Hoarau, MM. Robert Hue, Gérard Le Cam, Mme Josiane Mathon-Poinat, MM. Jack Ralite, Ivan Renar, Mme Odette Terrade, MM. Bernard Vera, Jean-François Voguet

Groupe Union pour un Mouvement Populaire:
 
MM. André Lardeux, Charles Pasqua

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