Mercredi 29 novembre 2006
Les élections municipales de dimanche, à Istres, pourraient marquer le retour sur le devant de la scène de François Bernardini, ancien homme fort des Bouches-du-Rhône. L'ancien président du conseil général soutient la liste de l'ex-socialiste Nicole Joulia, contre le candidat officiel du PS, le maire sortant Michel Caillat. Ce dernier a l'appui des Caselli, Guérini, et autres Vauzelle. Pour le PS local, la situation est simple: d'un côté Bernardini, le méchant mafieux, de l'autre le gentil Michel Caillat. Est-ce si simple? Bernardini a tout de même réussi à entrainer derière lui une large majorité du conseil sortant. Pour ses partisans, les condamnations judicaires de l'ancien député sont surtout le résultat d'une manipulation politique, et ne sanctionnent aucun enrichissement personnel. D'après eux, la population soutient Bernardini, et ne veut plus de Caillat. Sur ce dernier point, on sera fixé dimanche. UMP et UDF sont aussi en lice, dans une ville qui n'a pas voté à droite, tous scrutins confondus, depuis 1993. (58% pour la gauche aux régionales de 2004). Il faudra aussi regarder le score de la gauche anti-libérale, qui présente une liste unitaire . Une grande première à l'échelle nationale!
Par Fabien Nony
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Les municipales à Istres viennent d'avoir les honneurs de Libération. En fait, le quotidien social-démocrate (social-libéral?) s'intéresse surtout à Bernardini, qui se cache derrière la liste socialiste dissidente de Nicole Joulia. Libé ne peut résister au plaisir d'un jeu de mots assassin, et titre sur "l'histrion d'Istres". Tout y est, ou preque: le soutien des notables du PS 13 à Michel Caillat, la rupture de ce dernier avec Bernardini dans des conditions pour le moins confuses, et bien entendu les ennuis judiciaires passés de Bernardini, qui avaient défrayé la chronique. Le journal balaie d'un revers de la main la ligne de défense de l'ancien maire, pour qui il n'y pas eu de profit personnel. Et si l'essentiel était ailleurs? Q'il s'agisse des prolos de Béthune ou des nouveaux riches de Levallois-Perret, beaucoup d'électeurs ont remis en selle des repris de justice. Mellick et Balkany étaient pourtant des personnages à la moralité pour le moins douteuse. Mais les électeurs veulent avant tout sentir dans leur vie quotidienne le bénéfice du travail des élus.Quand c'est le cas, les élus en question n'ont aucun mal à se faire passer pour des matyrs le jour où ils ont des ennuis. Clientélisme, démagogie? Peut-être. En attendant, les citoyens n'ont que faire d'élus vertueux, mais distants et inefficaces. Je ne connais pas la situation d'Istres. Je ne sais pas le travail qu'ont accompli les uns et les autres. Je ne suis pas concerné par ce scrutin. Mais j'aurais aimé que Libé rappelle ces quelques évidences, qui aideront peut-être à décrypter le résultat de dimanche.
Par Fabien Nony
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Lisez la contribution de Michel Onfray (auteur de l'excelllent
Traité d'Athéologie):
http://www.liberation.fr/actualite/politiques/elections2007/rebonds/220950.FR.php , et la réponse des six nains (oui, il en manque un...)
http://www.liberation.fr/actualite/politiques/elections2007/rebonds/221268.FR.php , c'est instructif...
Par Fabien Nony
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Le PS vient de diffuser un communiqué précisant son opposition à la fin des tarifs réglementés du gaz.
http://www.parti-socialiste.fr/tiki-index.php?page=061205_07_communique Cette position est en cohérence avec la volonté de défense des services publics affichée par le parti. On peut toutefois regretter qu'il ait fallu 5 jours aux instances nationales pour découvrir cet aspect de la décision du conseil constitutionnel. Plus grave encre: le communiqué approuve explicitement la soumission du secteur de l'énergie à la logique de marché. Il faudra que la rue de Solférino m'explique comment, dans un contexte concurrentiel, une entreprise peut veiller aux intérêts des consommateurs. Tous les exemples montrent pourtant que le seul souci d'une entreprise placée dans cette situation est d'accroître sa rentabilité, fusse au détriment de l'intérêt des consommateurs, des salariés, et du pays. Et son statut ne change pas grand chose à l'affaire. On ne peut donc que déplorer la position adoptée par le parti, qui reste au milieu du gué.
Par Fabien Nony
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J'étais plutôt heureux de la sortie de Ségolène Royal, hier, à Porto, contre le calamiteux président de la BCE. La candidate socialiste se proposait de placer la BCE sous le contrôle du pouvoir politique. Elle voulait ,si j'ai bien compris, que la politique économique économique ne soit pas confisquée par des instances sans légitimité démocratique. On ne disait pas autre chose pendant la campagne pour le NON au référendum sur le TCE! Redonnner au pouvoir politique la capacité d'agir sur le plan économiqu impose des remises en question radicales. Ségolène semblait l'avoir compris. Las, François Hollande s'est empressé de mettre les choses au point. Pour le premier secrétaire du PS, on peut très bien agir dans le cadre de l'Europe telle qu'elle fonctionne actuellement. Circulez, y'a rien à voir! Pour M.Royal, une socialiste peut s'en prendre aux enseignants, mais pas à Trichet ni au fonctionnement de l'Europe de Bruxelles. Affligeant!
Par Fabien Nony
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